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Qu’est-ce que l’anxiété?

L’anxiété est très voisine de la peur dans ses manifestations; or la peur est un facteur de survie pour la plupart des espèces animales.

Les troubles mentaux dans lesquels l’anxiété joue un rôle prédominant demeurent souvent mal compris.

Classification des troubles anxieux
Les classifications contemporaines des troubles anxieux, telles que celle du DSM IV, ont permis un progrès considérable pour la clinique et la recherche. Elles ont proposé des critères décrivant les différentes formes d’anxiété pathologique, et permettant des diagnostics beaucoup plus précis et fidèles qu’auparavant.

La plupart des troubles anxieux présentent une comorbidité très élevée entre eux, ainsi qu’avec les troubles de l’humeur. Il s’agirait d’une manifestation centrale, premier reflet de la vulnérabilité biologique et psychologique à l’anxiété, et conduisant à d’autres troubles anxieux ainsi qu’à la dépression et aux toxicomanies.

Les troubles anxieux selon le DSM IV

  • Le trouble de panique avec ou sans agoraphobie;
  • L’agoraphobie sans trouble panique;
  • La phobie sociale (trouble d’anxiété sociale);
  • Le trouble obsessionnel-compulsif;
  • Le trouble de stress post-traumatique;
  • Le trouble de stress aigu;
  • Le trouble d’anxiété généralisée;
  • La phobie spécifique (ou simple);
  • Le trouble anxieux lié à une maladie somatique ou à une prise de substance.

Sources :    Extraits tirés d’un article écrit par François Borgeat et Daniele Zullino
                        Santé Mentale au Québec, 2004

Les causes

Il n’y a pas de cause unique qui explique le développement et l’apparition de problèmes anxieux. On considère qu’il existe une interaction entre des facteurs prédisposants, précipitants et d’entretien (ou de maintien).

Les facteurs prédisposants se définissent comme des caractéristiques d’un individu qui le rendent plus susceptible de développer un trouble anxieux. En général, les éléments prédisposants des différents troubles anxieux sont les suivants : une vulnérabilité biologique, l’influence du milieu familial, certains traits de la personnalité, des stresseurs importants ou chroniques durant l’enfance.

Les facteurs précipitants peuvent prendre la forme d’un traumatisme, d’un stresseur psychosocial ou d’un stresseur chronique. Par exemple, il peut s’agir de causes physiques réelles (ex. : crise d’hypoglycémie, grossesse, accouchement, accident, agression, incendie, complications médicales). Très souvent, ces facteurs déclenchants ont un impact important parce qu’ils surviennent au moment où la personne est à la limite de ses ressources d’adaptation. Il y a également les stresseurs psychosociaux qui précipitent souvent la première manifestation anxieuse anormale (divorce, mort ou maladie d’un proche, perte d’emploi, déménagement). Les stresseurs chroniques ont plus de chances de déclencher des manifestations anxieuses anormales ou disproportionnées quand l’individu est constamment anxieux et un peu dépressif et quand il vit un stress majeur qui dure depuis longtemps et qui affecte son fonctionnement (ex. : problèmes conjugaux, conflits de travail, maladie).

Les traitements

Il existe maintenant des interventions psychologiques et pharmacologiques efficaces pour les troubles anxieux.  Parmi ces interventions, les thérapies cognitives et comportementales se démarquent de façon importante et elles ont connu un essor remarquable.

La thérapie cognitive et comportementale se caractérise par une façon d’aborder les problèmes psychologiques et leur traitement en se basant sur l’analyse des conditions qui déterminent et maintiennent les comportements (analyse fonctionnelle), autant dans l’environnement externe qu’interne (cognition : ‘’attention, concentration, mémoire’’, affect, comportements physiologiques).

La thérapie cognitivo-comportementale englobe des techniques de relaxation, de désensibilisation, d’arrêt de la pensée, de restructuration cognitive. Il arrive qu’il soit nécessaire d’y adjoindre un traitement médicamenteux à base de tranquillisants mineurs ou d’antidépresseurs.

Dans le domaine des troubles anxieux, les approches de groupes se sont développées. Des groupes spécifiques pour les attaques de panique, les troubles obsessionnels-compulsifs et la phobie sociale sont apparus. Les approches de groupes favorisent aussi une psychoéducation sur la nature des troubles anxieux, de leurs mécanismes sous-jacents et des avenues thérapeutiques.

 

Sources :  Extraits tirés du livre « Les troubles anxieux », Robert Ladouceur  et col. « Approche cognitive et comportementale », Gaétan Morin,  Éditeur Québec 2000