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La sensation de panique peut être tout à fait adaptée dans des situations extrêmes; on pourrait la comparer à un système d’alarme interne. Cependant, la personne qui souffre d’un trouble panique avec agoraphobie semble avoir perdu le contrôle de ce système d’alarme. Le trouble panique avec agoraphobie est donc caractérisé par des poussées soudaines et souvent inexpliquées d’anxiété ou d’inconfort (attaques de panique). Ces poussées d’anxiété sont appréhendées par l’individu et cela peut entraîner rapidement une crainte ou un évitement des situations où telles réactions pourraient se produire (agoraphobie).

Les causes

Quoiqu’il existe une prédisposition héréditaire à développer le trouble panique, ce facteur ne peut expliquer en totalité sa survenue. Des facteurs biologiques et psychologiques semblent y rendre certains individus plus vulnérables.

Les recherches actuelles semblent démontrer que différents neurotransmetteurs seraient impliqués dans la genèse et l’expression de cette maladie. Les théories psychologiques insistent sur la façon dont la personne atteinte va interpréter les différents phénomènes physiques et mentaux associés aux attaques de panique et à l’anxiété.

Les symptômes

Le point de départ d’un trouble panique est la survenue d’attaques de panique sans que la personne puisse identifier ce qui aurait pu provoquer une telle réaction.

Une attaque de panique est caractérisée par un début rapide (quelques minutes) et une durée d’environ 30 à 40 minutes. Elle s’accompagne des symptômes suivants :

  • Douleur thoracique, oppression ou malaise dans la poitrine;
  • Palpitations cardiaques ou accélération du rythme cardiaque;
  • G êne respiratoire ou accélération du rythme respiratoire;
  • Impression d’étouffer ou sensation de boule dans la gorge;
  • Sudation importante, vertiges, étourdissements, engourdissements;
  • Tremblements, frissons;
  • Impressions d’irréalité, peur de mourir ou de devenir fou.

Par la suite, la personne ayant identifié ces premières expériences de panique comme très dangereuses pour sa santé ou sa vie, elle commence à vivre dans l’appréhension de nouvelles attaques. Elle identifie donc toute sensation physique lui rappelant ses attaques de panique comme source potentielle de danger. Elle commencera donc à éviter certaines activités (par exemple : faire de l’exercice, se lever debout rapidement, boire du café) et certains endroits où elle aurait l’impression qu’elle ne pourrait être secourue si les sensations de panique refaisaient surface (ex. : les foules, les files d’attente, les grands boulevards).

Ces phénomènes de crainte et d’évitement peuvent amener l’individu à restreindre de plus en plus ses activités et à s’isoler progressivement de son monde habituel.

Les traitements

Actuellement, il existe deux modalités de traitement démontrées efficaces pour le traitement de cette condition : la pharmaco-thérapie et la thérapie cognitivo-comportementale.

Plusieurs antidépresseurs ont été démontrés efficaces pour diminuer de façon significative les symptômes du trouble panique avec ou sans agoraphobie. Ces médicaments peuvent prendre un certain temps avant d’avoir un effet bénéfique et nécessitent souvent un ajustement posologique pour assurer une réponse optimale.

Au cours d’une thérapie cognitivo-comportementale, le thérapeute aide la personne atteinte à affronter graduellement les sensations et les situations associées à l’anxiété et l’amène à normaliser les pensées dysfonctionnelles que la personne a développées avec la survenue de son trouble panique. Cette approche a l’avantage de donner des moyens pratiques de surmonter son anxiété. Une approche combinée (pharmacothérapie et thérapie cognitivo-comportementale) pourrait être une avenue bénéfique.

Certains produits naturels auraient un effet calmant qui pourrait aider à diminuer les manifestations du trouble panique. Cependant, aucune étude n’a démontré jusqu’à date de réelle efficacité.

Source:     Dr Édouard Auger, psychiatre Hôpital Robert-Giffard, Québec (2005)