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Saviez-vous que mettre des limites commence par le respect de soi et de la personne atteinte de la maladie mentale?  On doit également reconnaître que la souffrance est présente chez la personne atteinte, mais également chez les personnes de son entourage.

Mettre des limites est nécessaire pour se maintenir en bonne santé physique et mentale.  Mettre des limites, contrairement à ce que certaines personnes pensent, ne représente pas nécessairement quelque chose de négatif. Oui, ceci peut être frustrant pour l’autre sur le moment, mais cette personne peut trouver dans ses ressources une autre solution et peut-être permettre de nouveaux apprentissages.  Si la personne frustrée n’est vraiment pas capable d’accepter les limites imposées, il serait avantageux d’essayer seul ou avec d’autres (amis, professionnels, associations de parents, etc.) de mettre en place les ressources nécessaires.

Saviez-vous que mettre des limites claires et déterminer des règles importantes peut rendre la vie plus agréable, car chacun sait jusqu’où il peut aller. Il est sûr que l’individu peut tester ou oublier les règles; ceci est normal. Cependant, on doit essayer de respecter les règles sans utiliser la menace et mettre des moyens continus de pression, mais la personne doit être constante et, si nécessaire, avoir des moyens de sanction qui ont déjà été déterminés clairement au départ. Un élément très important en mettant des limites est que vous pourrez les faire respecter en général, car si vous ne les faites pas respecter, il vaut mieux ne pas les mettre.

Saviez-vous que d’actualiser ses limites, en établissant des règles, peut être rassurant pour la personne atteinte?  S’il y a une meilleure entente dans le milieu familial, il y aura moins de frustrations, d’impatience et de colère. Lorsqu’on met des limites on ne doit pas être négatif envers l’autre, mais utiliser le « je ».  Par exemple, « je ne peux pas tolérer que tu sois violent » à la place de dire « tu es un maudit fou, regarde-toi aller, si tu es violent, je ne pourrais plus te garder à la maison ». L’important dans la façon dont nous nous exprimons est d’assumer que c’est nous ou les autres membres de la famille qui ne sont pas capable de tolérer tel ou tel comportement.

Mettre ses limites permet à tous de vivre une vie harmonieuse. Il ne s’agit pas de quelque chose d’égoïste, d’être centré seulement sur soi, mais il s’agit d’un acte qui peut nous aider à diminuer le stress, et donc, éviter de nous faire perdre patience, d’être en colère et parfois même de contracter une maladie.

Pour terminer, assurez-vous d’être clair et précis quand vous mettez vos limites. Ne blâmez pas l’autre. Dites vos limites avant que la tension monte et que ça éclate. Ayez de la patience et de la persévérance, car il se peut que l’autre ne respecte pas vos limites. Vous pourriez laisser un ou deux écarts, selon la gravité de la transgression des limites. Des sanctions devront être imposées si la transgression persiste. Rappelez-vous que mettre des limites ne concerne pas seulement une relation avec une personne atteinte, mais peut s’appliquer à tout le monde, en toutes circonstances.

Source :    Yolanda Sabetts, t.s. dans Bulletin vers la santé mentale, numéro 25 été 2004.