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Être un aidant n’est pas tâche facile. Vous avez la volonté d’aider votre proche et ce qui vous y pousse est l’amour que vous avez à son égard. Il est fréquent de voir que les proches de personnes ayant un problème de santé mentale ont tendance à vouloir en faire plus que la personne en ferait pour elle-même.  Dans ce contexte vous risquez de vous épuiser.

D'abord, votre proche doit reconnaître qu’il a un problème de santé mentale avant qu’il ait la volonté de s’aider.  Cette phase peut être longue puisque la personne fait face à de nouvelles limitations. Évidemment, son estime d’elle-même en prend un coup et la personne peut refuser d’admettre qu’elle a de la difficulté à fonctionner adéquatement. Elle refuse donc d’admettre qu’elle a un problème de santé mentale, et par conséquent qu’elle a besoin d’aide.

Vous pouvez l’encourager en lui faisant voir qu’elle n’a pas perdu toutes ses qualités et capacités, tentez de la valoriser en soulignant ses « bons coups », et dans la mesure du possible, ne vous attardez pas à ce qu’elle ne réussit pas. Vous devrez vous armer de patience. Assurez-vous de ne pas la dépasser dans son cheminement. Par exemple, il est inutile de lui parler de consultation ou de thérapie tant qu’elle n’a pas pris conscience de son problème de santé mentale.

Lorsque vous sentirez une certaine ouverture, c’est-à-dire lorsqu’elle a fait un pas dans l’acceptation de son problème de santé mentale, montrez-lui que vous êtes prêt à la soutenir dans ses démarches. Il ne faut cependant pas trop insister, ce n’est pas parce qu’elle pense aller consulter qu’elle est nécessairement prête à faire des démarches concrètes. Il existe parfois une marge entre penser faire quelque chose et l’exécuter.  Laissez-lui le temps.

Il est important que vous commenciez ou continuiez à imposer des limites, surtout si la personne habite avec vous. Le fait de la laisser faire ce qu’elle veut ou de la laisser vous manquer de respect, sous prétexte qu’elle a un problème de santé mentale, ne l’aide pas dans l’acceptation de sa situation. Vous avez le droit d’avoir des exigences quant au fonctionnement de la maison.

Montrez-lui que vous êtes prêt à l’aider mais qu’elle doit faire sa part.

Il se peut que la situation devienne particulièrement difficile à vivre quand la personne ne veut pas s’aider.  Vous aurez peut-être l’impression de la laisser dépérir, vous vous sentirez impuissant.

N’oubliez pas que vous ne pouvez en faire plus qu’elle ne le désire. Vous devrez travailler sur vous-même, essayez de vous détacher émotionnellement de ce qu’elle vit, vous n’avez pas vraiment de pouvoir sur la façon dont elle gère son problème de santé mentale.

Votre rôle en tant qu’aidant se situe au niveau du soutien.

Tentez de conserver une bonne relation avec la personne, soyez à l’écoute de ses besoins et montrez-vous empathique, mais ne prenez pas tout sur vos épaules. Le problème de santé mentale de votre proche ne vous appartient pas.

Pour éviter de vous épuiser, centrez vos énergies sur ce qui pourrait vous aider. Lorsqu’une personne qu’on aime est aux prises avec un problème de santé mentale, il est facile de s’oublier. Il ne faut cependant pas mettre de côté le fait que cela vous perturbe aussi. Pour que l’aide que vous désirez apporter à votre proche soit pertinente, vous devez être en pleine possession de vos propres moyens. Donc, si vous vous donnez jusqu’à l’épuisement, il vous sera difficile d’offrir une aide appropriée à votre proche. Il est donc très important que vous conserviez une bonne santé physique et mentale. Ne vous sentez pas coupable de prendre du temps pour vous, d’avoir des loisirs, de continuer de voir vos amis, votre famille, etc.

Vous pouvez aussi aller chercher de l’aide pour vous.

En terminant, rappelez-vous que vous ne pouvez pas en faire plus pour la personne atteinte qu’elle-même. Votre rôle se situe au niveau du soutien. Montrez-lui que vous êtes prêt à l’aider, mais n’insistez pas trop, laissez-la traverser la phase d’acceptation à son rythme. Continuez d’imposer des limites pour conserver un climat de respect mutuel. Et surtout, n’oubliez pas que vous devez garder une bonne santé mentale pour continuer d’offrir une aide appropriée à votre proche.

 

Sources :   (1) L’Étincelle, Vol. 17 numéro 1
                (2) Journal de l’association des parents et amis de la personne atteinte de maladie mentale
                OASIS SANTÉ MENTALE, Granby et région.